Dans un contexte où les effets secondaires des médicaments se soldent par environ 18 000 décès en France* , eVeDrug apporte des solutions consistant à améliorer les flux d’informations relatifs à la pharmacovigilance. Insistant sur le profil « indépendant » de la start-up, Claude Touche, fondateur d’eVeDrug, prône une pharmacovigilance plus dynamique, ou patients et professionnels, industriels et autorités de santé travailleraient conjointement, et ou seraient prises en compte toutes les méthodes modernes permettant une détection de signal plus précoce des risques liés aux médicaments.
La start-up eVeDrug en quelques mots
Le constat : une législation qui confère au patient le droit de déclarer lui-même ses propres effets indésirables (depuis 2011) mais où le taux de déclaration patients ne dépasse guère 5%. Cela remet en cause l’efficacité du système de pharmacovigilance classique (la notification spontanée), d’autant plus que les patients se tournent de plus en plus vers les réseaux sociaux et les forums de discussion pour s’exprimer. La solution d’eVeDrug : une application qui permet aux patients et professionnels de déclarer les effets indésirables d’un médicament depuis tout type de support numérique (téléphone, tablette etc... ) et depuis tout pays de l'Union Européenne. Une transmission en temps réel vers les autorités de santé. L’innovation prend tout son sens : l’e-santé revisite la voie classique de la notification en prônant une voix plus rapide, fiable et sécurisée.
My eReport : une interface entre les acteurs de la pharmacovigilance
À la croisée des « enjeux de santé publique, commerciaux et concurrentiels », l'application My eReport, première application européenne à avoir été créée en 2013, joue le rôle d'un outil collaboratif permettant de collecter les effets indésirables à grande échelle. Traduite en sept langues, utilisable dans tous les pays de la zone européenne, l’application permet, sur la base de la localisation géographique fournie par le patient ou le professionnel de santé, l'envoi de la déclaration à l'autorité de santé concernée.
En contrepartie de sa déclaration, le déclarant bénéficie d'un retour d'information lui indiquant, d'une manière très pédagogique (sans remettre en cause la qualité du médicament ni celle du traitement concerné), le nombre de personnes ayant présenté les mêmes effets secondaires déclarés avec les mêmes médicaments. L'application lui renvoie également l'adresse mail exacte du service auquel sa déclaration a été envoyée et propose, dans le cas d'une déclaration patient, l'envoi d'une copie au médecin traitant.
Le patient désireux d'être recontacté par une autorité de santé peut s'authentifier, mais l'anonymisation est proposée par défaut (Toutes les études montrent qu'un patient obligé de s'authentifier ne déclarera jamais rien... la peur de mal faire. À l'heure du Patient expert, il faut respecter le choix du patient et prendre en compte les déclarations anonymes... D'ailleurs, les déclarations anonymes sont tout aussi pertinentes sur le fond que les autres).
À noter que le système est le seul à proposer un retour d'information en temps réel (pour l'utilisateur de l'application, à la fin de sa déclaration... ou pour tous, par l'intermédiaire du site en ligne myereport.eu)
Patients et professionnels ont donc tout intérêt à déclarer. Cette déclaration se fait uniquement vers les autorités de santé. À terme, il faudrait que ces données puissent être également utilisées rapidement par l’industrie pharmaceutique afin que celle-ci puisse mieux anticiper les risques liés à ses produits. « les circuits de déclaration sont à revoir afin de sortir des stéréotypes du style gentils Institutionnels (qui contrôlent les médicaments) contre méchants industriels (qui les fabriquent). Peut-être alors arrivera-t-on à parler de pharmacovigilance véritablement citoyenne où patients, professionnels de santé, laboratoires et autorités de santé travailleraient vraiment ensemble pour le bien des patients ».
* Source

Vigilance réseaux sociaux : eVeCrawl
Vigilance réseaux sociaux : eVeCrawl
Reconnaissant la place des réseaux sociaux dans la pharmacovigilance, eVeDrug a également lancé eVeCrawl, un système de surveillance de la toile spécifique à la pharmacovigilance sur les plates-formes 2.0 telles que Facebook, Twitter, doctissimo, etc. Plusieurs Industriels (des laboratoires pharmaceutiques) et Institutionnels (des hôpitaux) disposent déjà de ce système innovant. Une première association de patients vient également de l’adopter.
Adresse | Contacts utiles
ICM - Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière47/83 boulevard de l'Hôpital
75013 Paris
Tél. : 06 61 45 98 91
Site Internet
evedrug.eu
Depuis Janvier 2018, eVeDrug est également à STATION F
55 Boulevard Vincent Auriol
75013 Paris