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Podcast ׀ Admission Accomplie, un cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement des études supérieures en pays anglophones


FlashMatin ׀ Salut Stéphanie et Nikki !
Nikki Grady et Stéphanie Buller ׀ Bonjour Emmanuelle !
Comment vous est venu l’idée de créer Admission Accomplie ?
Stéphanie Buller ׀ Admission Accomplie est un cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement pour les études supérieures post-Bac enseignées en anglais (dont la plus grande partie se trouve bien évidemment en pays anglophones). Nous avons monté Admission Accomplie, il y a plus de dix ans.
Nikki Grady ׀ Nos enfants ont tous été scolarisés en France. La création d’Admission Accomplie a été comme une évidence quand nous avons commencé à nous interroger sur leurs études supérieures. On voyait qu’il n’y avait pas assez de soutien sur le sujet, même dans les écoles internationales.
Nous avions déjà été approchées plusieurs fois par des amis pour accompagner leurs enfants dans leur candidature UCAS, et cela juste parce que nous sommes britanniques. Ensuite, on s’est posée des questions sur d’autres destinations lorsque ma fille aînée Margaux a commencé à s’intéresser à postuler au Canada. Nous avons fondé Admission Accomplie en nous spécialisant sur les études d’excellence dans les pays anglophones.
S B ׀ Nous sommes sœurs et nous avons eu un parcours assez atypique. Moi je suis née au Congo, et Nikki en Philadelphie, aux USA. On a fait des séjours un peu partout, à Sydney, Dakar, Londres, Istanbul et Libreville, au Gabon. Vers l’âge de 14 ans, nous avons toutes les deux intégrées la même école Boarding School en Angleterre et cela, avec l’optique d’avoir une continuité pédagogique. Cela est important quand on va postuler dans les universités. Nous avons toutes les deux fait nos études à Cambridge, en l’occurrence.
N G ׀ Cela faisait un moment que Stéphanie et moi, on cherchait un projet commun. J’ai sauté le pas avec Admission Accomplie parce que pour nous, c’est une évidence. En effet, il y avait une vraie demande de la part des familles françaises.
Pour assurer une qualité optimum à votre cabinet de conseil, vous êtes certifié et avez formé une équipe ultraspécialisée. Pouvez-vous nous en parler ?
N G ׀ À notre création, nous sommes rapidement devenues un centre UCAS certifié. Mais de quoi s’agit-il ? C’est le système au Royaume-Uni de centralisation pour les dossiers en ligne qui nous permet de valider les candidatures. Pour consolider notre réputation, nous avons suivi une formation avec le British Council. Cela nous donne une expertise sur l’ensemble du Royaume-Uni. Sheila, notre spécialiste pour les Etats-Unis, vivait en France avant où elle était prof en école IB (bilingue).
S B ׀ À mon tour, je vais présenter Liz, qui nous a rejointes dès le début. Elle a aussi fait ses études à Cambridge, dans le domaine de « Land Economy ». C’est un truc assez spécifique à Cambridge qui, en gros, englobe le droit et l'économie, gestion et finance. Après, il y a Robert, qui a obtenu son MBA de la fameuse IE à Madrid. Sarah est quant à elle diplômée de l’university of Bath et détient un master en enseignement tandis qu’Eva et Mascha, sont nos spécialistes au Pays-Bas. Elles ont fait des études très poussées au Pays-Bas et en France, dans les domaines de la relation internationale et de l’éco-gestion.
Stéphanie, Nikki, vous avez fait le choix de ne pas avoir d’universités partenaires. Cela vous offre une objectivité totale face aux conseils que vous donnez aux étudiants. Les pays que vous proposez sont le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Irlande, le Canada, les Pays-Bas et c’est un projet à définir très tôt, même dès le début de la seconde non ?
N G ׀ Tout premièrement, oui car il faut bien choisir ses spécialités, ses matières …
S B ׀ Je vais vous faire un cas de figure assez typique car cela nous arrive assez souvent. Nous avons devant nous un lycéen qui veut intégrer un établissement d’excellence en Angleterre pour étudier l’éco. Pour étudier l’éco en Angleterre, il faut savoir avant toute chose que c’est une matière très matheuse. Ainsi, il faut choisir les Spé les plus riches en maths. Bien évidemment, il s’agit de Maths Spé jusqu’en Terminale et les Maths expertes comme option en Terminale.
Pour avoir le profil le plus matheux possible, nous préconisons aussi la Physique - Chimie Spé jusqu’en Terminale parce que là, il y a encore des Maths. Il faut comprendre que vous êtes en concurrence avec des anglais qui, s’ils postulent pour l’éco à Cambridge ou LSE par exemple, passent 66% de leur temps à étudier les Maths.
N G ׀ La deuxième étape n’est autre que les différents tests et examens d’entrée. Par exemple, pour intégrer les universités aux USA, il faut passer le SAT (ou Scholastic Aptitude Test). Cela se prépare et se prévoit très en amont parce qu’il faut la passer deux ou trois fois en général. C’est vraiment important de veiller à la cohérence du projet et bien connaître les enjeux.
S B ׀ Le dernier conseil qu’on donnerait aux parents des lycéens s’adresse surtout au moment de la classe de Terminale où il faut veiller au burn-out. En effet, il y a des gens qui veulent postuler tous azimut en se disant si l’école est bien classée c’est forcément le bon « fit » pour mon fils ou ma fille. Nous comprenons l’ambition, mais on ne peut pas prendre par exemple les 15 écoles les mieux classées sans discernement. Cela est déraisonnable. Nous, on préfère aider les familles et viser avec discernement un nombre moins important d’écoles où l’étudiant s’épanouira et a une bonne chance d’être pris. Comme cela, dès que vous avez vos offres, vous saurez que chacune est intéressante, et votre taux de candidatures à offres sera meilleure.
C’est un gros projet ! Quels conseils pourriez-vous donner aux parents pour bien appréhender cette aventure ?
N G ׀ Nous avons voulu aborder la santé mentale parce qu’on trouve que l’année de Terminale est assez difficile. Ces dernières années, les nouveaux défis ne semblent pas vouloir s’arrêter. Si les confinements ont été compliqués, en sortir n’a pas été simple non plus… au plan psychologique.
Nous avons aussi vu la réforme du Bac et certaines modifications dans Parcours Sup, qui ont engendré pas mal d’incertitude. Les étudiants disent avoir l’impression d’être une sorte de cobaye. Dans cette année de Terminale de nos étudiants, nous devons veiller et faire passer le message. Aussi, il ne faut pas oublier la santé mentale.
Lorsque les familles prennent contact avec vous, quelle est la première étape que vous leur proposée ?
N G ׀ Puisqu’il s’agit d’un projet familial par l’éloignement et l’investissement, la première étape est très importante. Elle consiste à rencontrer l’étudiant avec les parents. Le rêve est-il réalisable académiquement et budgétairement ?
Ce rendez-vous est totalement gratuit et nous permet de vérifier la motivation de l’étudiant. Cela va être très important pour mener de fond un dossier pour les établissements d’excellence. Nous examinons les travaux scolaires des deux dernières années et abordons évidemment ses centres d’intérêt en dehors de l’école. Cela va aussi nous aider à connaître ses centres d’intérêt et à construire son histoire.
Une partie de ce rendez-vous se fera en anglais pour évaluer son niveau à l’oral. Cela nous permet de faire connaissance tant avec l’enfant qu’avec les parents. C’est très important.
Nikki et Stéphanie, y-a-t-il des tests spécifiques pour évaluer le niveau d’anglais requis pour accéder à toutes ces écoles ?
N G ׀ Oui, il y a des tests spécifiques et être bonne élève en anglais à l’école ne suffit pas malheureusement, parce qu’il faut se mettre dans le contexte où vous allez écouter, lire et écrire en anglais tous les jours. Vous devrez également rendre votre premier exercice universitaire en anglais. Pour être à l’aise en arrivant, il faut un niveau C1 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL). Cela va du niveau débutant A1, à C2, le niveau le plus avancé. Nous, on préconise C1. Pour nous, le Cambridge Assessment est l’examen qui va vous préparer le mieux pour vos études universitaires, selon notre expérience. Ensuite, il y a le IELTS ou le TOEFL, qui sont des évaluations privilégiées au Canada ou aux USA.
Pour établir un dossier solide, est-il suffisant d’obtenir juste de bonne note au lycée ?
S B ׀ Les universités anglo-saxonnes évaluent chaque dossier de manière très holistique. Donc, elles s’intéressent évidemment aux académiques, les notes dans les bulletins, et à la lettre de référence. Pour le reste, toutes les activités extra-scolaires vont se rajouter à ceci pour démontrer une curiosité, comme je disais une conscience sociale. C’est très important. Aussi, on est vraiment sensible au fait qu’un étudiant français ait un emploi du temps bourré, et ce n’est pas évident. Il faut essayer de faire autant que possible en dehors de l’école et dans le monde du travail, surtout si on peut trouver un stage ayant un lien à exploiter avec les études envisagées, par exemple, même assez faible.
Pour finir, pouvez-vous nous expliquer la différence pédagogique qu’il y a entre la France et les autres pays anglophones ?
N G ׀ Les écoles de commerce comme le Bocconi à Milan et l’IE à Madrid fonctionnent de manière similaire que les écoles de commerce en France. Là, les cursus sont assez prédéfinis, mais il est possible de choisir des cours facultatifs. En général, on peut se spécialiser sur un sujet spécifique. Ensuite, il y a la Fac et là, je veux insister sur ce point parce que je pense que beaucoup de français imaginent qu’en envoyant leurs enfants étudier le commerce à l’étranger, cela va dans tous les cas ressembler à une école de commerce en France, mais pas du tout. Si on veut étudier le commerce aux facs de London School of Economics, Saint Andrews, ou à UPenn en Pennsylvanie, cela nécessite que l’étudiant travaille de manière autonome. Il y aura beaucoup d’heures de travaux personnels et il n’aura qu’entre 10 et 15 heures de cours par semaine.
S B ׀ Je vais maintenant parler des cursus au Royaume-Uni et en Irlande. Ils sont plutôt prédéfinis. L’évaluation se fait dans l’ensemble par les examens en fin d’année. Donc, il n’y a pas de contrôle continu.
En revanche, aux USA et au Canada, on va construire son cursus sur mesure et on va avoir beaucoup de contrôles continus. Donc, c’est un rythme assez soutenu. Il y a une grande flexibilité quand on construit son cursus, mais cette flexibilité va se payer un peu en durée de cursus, puisqu’on est sur 4 ans au lieu de 3 ans.
Au Pays-Bas, c’est une sorte de mélange. Il y a des universités de recherche et des universités de science appliquée. L’un est vocationnel. Dans l’ensemble, ces universités ont quelques points en commun avec le système nord-américain par rapport à la flexibilité et le choix de module, en fonction des établissements bien sûr.
Merci beaucoup Nikki et Stéphanie de nous avoir éclairé sur votre cabinet de conseil Admission Accomplie et sur les bonnes démarches à suivre pour être accepté dans une école d’excellence anglophone.
N G ׀ Merci Emmanuelle ! Merci beaucoup !
S B ׀ Merci Emmanuelle, on était ravie. Merci beaucoup !
Je rappelle que nous étions avec Stéphanie et Nikki, créatrices du cabinet de conseil Admission Accomplie. Quant à nous, on se retrouve très vite pour un autre « On en parle ». Salut !
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